Call of Duty: Roads to Victory - As Geek As Got

Call of Duty: Roads to Victory

Call of Duty: Roads to Victory PSPTout comme la série des Medal of Honor, les Call of Duty représentent l'exemple parfait de la série qui ne sait pas évoluer. Si le premier épisode était vraiment novateur, il ne reste plus grand chose de réellement percutant dans les derniers épisodes si ce n'est des graphismes mis à jour.
Mais quand est-il de ce CoD: Roads to Victory sur PSP? Je ne vais pas vous faire patienter plus longtemps, la version portable est du même tonneau que les autres.

Nous voilà donc parti pour trois campagnes aux côtés des gentils alliés pour éradiquer les méchants boches. (A quand un CoD ou un MoH sur le début de la guerre et les victoires écrasantes des armées allemandes sur le reste de l'Europe?). Si la première campagne est plutôt longue avec ses sept missions, les deux autres sont beaucoup plus courte avec quatre missions pour les canadiens et seulement trois pour les anglais.
Néanmoins chaque mission est relativement longue et il faut bien une demi-heure pour en venir à bout. Cela ne m'a pas empêché de finir le jeu en une semaine, à raison d'une demi-heure à trois quarts d'heure par jour avec des extras le week-end.

Mais revenons au jeu en lui-même. Il s'agit bien évidemment d'un doom-like en 3D qui se déroule pendant la seconde guerre mondiale. La PSP n'ayant qu'un seul stick analogique qui sert à déplacer son personnage, le contrôle de la visée se fait avec les quatre boutons de droite. La première fois que j'ai eu à diriger de cette façon mon personnage, c'était pour un jeu bien sympa sur une console injustement critiquée: Ghost Recon sur N-Gage.
Mais si ce type de maniabilité n'était pas trop génant pour un jeu comme Ghost Recon, elle est nettement plus handicapante pour un FPS orienté action. A vrai dire, on a plus l'impression de diriger un éléphanteau qu'un soldat dans la force de l'âge.
On finit malgré tout par s'habituer aux contrôles, non sans s'être fait exploser à la grenade (haut sur le pad) en essayant de se relever (bas sur le pad).

Et si la maniabilité n'est pas extra, il en va de même pour les graphismes. Sans attendre des cartes et des objets aussi détaillés que sur XBox 360, je trouve que les graphismes font vraiment pauvres, la faute surtout aux textures particulièrement moches utilisées à droite ou à gauche.
Heureusement que les personnages et les véhicules sont bien modélisés!

Mais ce qui plombe le plus CoD:RtV, c'est son gameplay. Et je n'exagère pas quand je parle de plomber le jeu...
Dès le début, on se rend compte que ce jeu est ultra-linéaire. Il n'y a qu'un seul chemin possible, qui se débloque uniquement quand on est au bon endroit après avoir fait les bonnes actions, et des événements complètement scriptés. On a aussi droit aux distributeurs d'ennemis tant qu'on a pas fait telle ou telle action, même si les ennemis apparaissent dans une pièce vide et sans ouverture. Il en va de même pour nos co-équipiers qui tombent comme des mouches pour revenir depuis le placard à balai derrière nous avant de mourir à nouveau et de réapparaitre...
Et côté IA, ils sont tous à la même enseigne: c'est tout juste s'ils sont aussi intelligent que des moutons.
Pire que tout, la liberté d'action du joueur est extrêmement limitée et il n'est pas rare de se retrouver bloquer par une porte ou même un muret de 20 cm de haut!
Bref, le gameplay accuse au moins quatre ou cinq ans de retard sur les ténors du moment.

Evidemment tout n'est pas à jeter dans ce titre. L'ambiance si chère aux Call of Duty est bien retranscrite et les événements ultra-scriptés ont aussi leurs bons côtés. Il n'y a rien à reprocher à la partie sonore et peu de choses à la difficulté: seuls quelques passages sont particulièrement difficiles, le reste du temps le jeu ressemble plus à un Duck Hunt qu'à un parcours du combattant.
Il y a bien un passage un peu original où l'on est dans un avion et où l'on doit aller de l'avant à l'arrière de l'appareil pour diriger ses mitraillettes. Ce passage aère un peu le jeu mais ne représente pas un grand intérêt vidéoludique.
On se prend quand même au jeu et on enchaîne les missions pour arriver jusqu'aux portes de l'Allemagne lors de la dernière mission. Il n'empêche que le fun n'est pas là, que l'on se sent brimé à cause du niveau zéro de liberté accordé aux joueurs.

Un jeu très moyen donc, qui a le mérite de ne pas frustrer le joueur par sa difficulté mais qui n'arrive pas à éveiller un grand intérêt non plus. Reste que les FPS sont rares sur PSP et qu'il faut parfois faire avec ce qu'on a sous la main...

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