Loco Roco - As Geek As Got

Loco Roco

Loco Roco PSPComment vous parler de Loco Roco? Dois-je prendre l'air un peu niais que j'ai eu dès la première partie ou alors essayer d'être objectif pour vous parler de ce jeu PSP sans nul autre pareil?
Je ne pense pas que je puisse dissocier mon émerveillement pour le monde et les musiques de Loco Roco dans mon avis alors il va falloir que vous fassiez avec. Mais évidemment personne ne vous oblige à lire la suite, vous les amateurs de doom-like et autres jeux gores qui tachent.

Car dans Loco Roco, tout n'est que douceur et tendresse. Euh, en fait non. Il y a ces espèces de saloperies de piques ainsi que les nuages noirs vivants mangeurs de Loco Roco, tout comme certains hiboux ou les espèces de taupes sans poil.
Non, je ne suis pas sous traitement, bienvenue dans le monde de Loco Roco.

Essayons de ne pas nous disperser et parlons un peu du jeu en lui-même. Le principe de base est simple, il faut emmener nos Loco Roco du début du niveau à la fin. On commence avec une seule de ces bestioles cousines du chewing-gum, la parole en plus. A chaque fois que notre bestiole bouffe un fruit d'une plante spéciale, il grossit et contient un Loco Roco de plus.
Pour faire avancer nos animaux chantants, on peut changer l'orientation du plateau pour les faire rouler vers la gauche ou vers la droite via les gachettes. On peut aussi faire sauter nos Loco Roco en appuyant sur les deux gachettes en même temps ou encore les dissocier pour passer dans les endroits exigus en appuyant sur O.
Et c'est tout? Oui, l'une des merveilles de ce titre de Sony Computer Entertainment est sa simplicité. Alors on doit bien évidemment éviter des pièges mortels, ouvrir des chemins, trouver des passages secrets et même parfois tuer des monstres mais les contrôles se limitent à trois boutons: L, R et O.

Je parle de niveaux mais il s'agit plus de ballades que de niveaux classiques. Nos Loco Roco chantent tout le temps dans des décors simples et épurés mais très agréables à l'oeil. S'il n'y avait pas tous un tas de dangers divers, ce serait vraiment une ballade en fait.

Et là vous vous dites sûrement que je suis bien gentil à vous raconter mes pérégrinations vidéoludiques mais que je ne vous donne pas beaucoup d'informations à propos du jeu. Soyons donc sérieux un instant.
La forme reste très classique dans Loco Roco. L'univers est découpé en mondes, chacun d'entre eux étant divisé en niveaux. Pour débloquer le niveau suivant, il faut terminer le niveau en cours et il en va de même pour les mondes. Les mécanismes du jeu sont tout ce qu'il y a de classique.
Pour simplifier à l'extrême, il suffit d'imaginer que c'est un jeu de plateformes dans un monde enfantin.

Sauf que Loco Roco, ce n'est pas ça. Tout tient dans l'ambiance féérique de l'univers. Les décors sont merveilleux et vous emmènent aussi bien à la neige, dans une forêt magique voire même dans l'estomac d'une baleine. Le style graphique est très épuré mais au dessus de tout reproche tellement il participe à l'immersion du joeur. Les niveaux sont rarements statiques, des éléments du décors vont s'affaisser sous le poids de notre bestiole ou suivre l'inclinaison du plateau. Il y a en fait des tas d'éléments intéractifs allant de la roue à la plateforme mobile en passant par la main géante ou les courants d'air qui emmenent les Loco Roco un peu plus loin.
Mais la claque, ce sont les musiques. Ou plutôt les chansons des Loco Roco associées aux musiques de chaque niveau. Car nos petites bestioles ont chacune leur propre chanson, basée très vaguement sur un language humain non identifiable. Ils la fredonnent tout au long du niveau et ne la chantent qu'en de rares occasions comme réveiller des alliés pour qu'ils nous aident à progresser.

Car nous ne sommes pas seul dans les niveaux! J'ai déjà parlé des bad boys mais il y a aussi les nuages, la lune, le soleil, les MuiMuis ou encore des espèces de plantes avec des yeux et des sourires qui sont là pour nous donner un coup de main ou pour nous apporter des bonus.
Chaque partie est chronométrée et notée suivant le nombre de passages secrets que l'on trouve, le nombre d'insectes que l'on mange ou encore le nombre de Loco Roco qu'on amène sains et saufs à bon port.

Pour être un peu objectif, il faut reconnaitre que la féérie du titre ne cache pas un certain manque de variété au bout du n-ième niveau. Certains décors se répètent un peu trop souvent et les niveaux se résument à une série d'obstacles à franchir.
Sauf que mis à la sauce Loco Roco, on ne se lasse que difficilement du jeu. Il est clair qu'on enchaine parfois les niveaux sans grande motivation mais une nouvelle trouvaille des développeurs ou l'arrivée d'un autre type de Loco Roco suffit parfois à nous scotcher à la console un quart d'heure de plus (un à deux niveaux en gros). Car, vous vous en doutiez, ce n'est pas un jeu pour les hardcore gamers. On enchaine les parties de dix minutes ou d'une demi-heure, rarement plus, mais toujours avec le sourire et la chanson aux lèvres.

Puisqu'il faut bien conclure un jour et même si je n'ai pas dit le dixième de ce que je voulais vous raconter, il faut que je résume ce titre original en quelques mots.
Avec le même capital-sympathie que Mario vs Donkey Kong 2: March of the Minis mais avec les mêmes défauts, Loco Roco est un jeu qui se déguste quelque soit l'age ou les centres d'intérêt du joueur. J'engage tous les possesseurs de PSP à sauter le pas, si ce n'est déjà fait, surtout que le jeu va être réédité en gamme bugdet.
Croyez-moi, vous ne serez pas déçus du voyage!

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