Ace Combat X: Skies of Deception - As Geek As Got

Ace Combat X: Skies of Deception

Ace Combat: Skies of DeceptionForcément, avec un tel nom, je ne sais même pas de quelle façon commencer mon avis sur Ace Combat X: Skies of Deception. Je pensais au départ vous la faire humour qui tache avec des "envie de vous envoyez en l'air" ou des "envolez vous au septième ciel" mais c'était uniquement parce que je ne voyais pas comment présenter ce jeu.
Finalement, j'ai décidé de parler de mon incapacité à trouver une accroche correcte et voilà le résultat: si vous voulez en savoir plus sur ce tout nouvel épisode de la série des Ace Combat sur PSP, il vous faudra lire la suite.

Malheureusement, je ne vais pas pouvoir m'en tirer longtemps avec ce genre de pirouette donc il vaut mieux que j'aille directement à l'essentiel. Ace Combat: Skies of Deception est donc un jeu d'avion orienté arcade. Mais arcade réfléchie malgré tout. En effet, même si le jeu est loin d'être une simulation on ne se retrouve quand même pas dans un AfterBurner-like en 3D. Tant mieux pour le gameplay d'ailleurs, les contraintes réalistes du jeu lui apportent un surcroit d'intérêt. Mais commençons par le pitch...

Vous êtes un pilote de la Good Air Force, stationné sur la dernière base du pays qui ne soit pas sous le joug des méchants envahisseurs du pays d'à côté. Car au début de l'histoire, votre nation vient de se faire annexer par son voisin qui sortait tout juste d'une guerre civile sanglante. Et donc comme d'habitude, votre escadron est le dernier espoir de l'Humanité des gentils et vous allez devoir renverser la vapeur armé de votre seule détermination.
Ok, je caricature un peu mais c'est pour cacher ma déception: j'avais toujours lu que les scénarii des Ace Combat étaient plus que des prétextes pour se foutre sur la gueule et pourtant celui de Skies of Deception reste bien mince. Il y a bien une histoire vaguement politico-financière pour expliquer le début de la guerre entre les deux nations mais je suis resté sur ma faim.

Maintenant que vous avez le prétexte, vous pouvez sauter dans votre avion de chasse et aller exploser les pilotes de la Bad Air Force ainsi que leurs petits camarades au sol ou en mer. Après un briefing classique on fait un petit tour dans le hangar pour sélectionner le bon équipement (avion, munitions) ou pour acheter des améliorations ou de nouveaux avions avec les points gagnés lors des missions. Quelques secondes plus tard, vous voilà en l'air, l'objectif à 12h, avec une sérieuse envie d'en découdre.
Et là, vous oubliez tous les défauts de l'histoire, vous oubliez les petites imperfections du graphisme, vous oubliez même que vous êtes avachi dans votre canapé ou bien installé sur le trone. Non, à ce moment là vous êtes dans votre F22, votre Sukoi 27 ou n'importe quel avion du jeu. Car s'il y a bien un point parfait dans AC:SoD, c'est bien l'immersion du joueur. Je ne sais pas comment les développeurs s'y sont pris mais il n'est pas rare bouger la tête pour suivre les manoeuvres de votre jet voire même de bouger tout le corps. Il m'est même arrivé d'être légèrement désorienté après une heure passée à tenter de finir LA mission contre l'escadrille d'élite de l'armée adverse. Il faut dire que les dogfights ont toujours été très immersif, quelque soit le jeu ou la plateforme mais là on atteint vraiment des sommets pour une console. ll ne manque plus qu'un joystick pour que ce soit aussi bon que sur PC.

Et cette immersion est rendue possible grâce à des graphismes plus que corrects et une prise en main au poil.
Sans être particulièrement exceptionnels, les graphismes d'AC:SoD sont plutôt bons, avec des avions détaillés et des terrains de jeu complexes. Comme dans tout jeu d'avion, le bat blesse lorsqu'on s'approche un peu trop du sol et qu'on met le nez sur les textures hideuses et les batiments très peu détaillés. Un autre défaut, nettement plus génant à mon avis, est l'abscence de conditions météo. On vole bien de jour et parfois de nuit mais toujours avec beau temps. A croire que les avions risquent de prendre l'eau... Néanmoins l'animation reste toujours parfaite et aucune saccade ne vient perturber l'immersion donc il n'y a aucune raison de se plaindre.
Côté gameplay, c'est du tout bon. Les contrôles sont suffisamment intuitifs pour être assimilés sans lire la notice dès la seconde mission et le rythme des parties laisse le joueur scotché à sa console. Il y a bien quelques maladresses comme le côté excessivement scripté des missions et le peu de retournements de situation durant celles-ci. Mais les combats sont nerveux et le niveau de difficulté bien dosé donc on ne fait pas attention et on enchaine les missions sans se lasser.

Et c'est là qu'on se rend compte du seul gros défaut du titre: sa durée de vie. Il n'y a qu'une seule campagne d'une quinzaine de missions et c'est peu. Même si certaines missions doivent être recommencées plusieurs fois avant de les réussir et s'il est possible de refaire la campagne différemment, le jeu est torché en une dizaine d'heure par un bon joueur. A vrai dire, je ne suis pas un hardcore gamer ni un habitué des Ace Combat et je l'ai pourtant fini en moins de quinze heures.
Et je peux vous dire qu'une fois notre capitale libérée (après une mission épique) et la base secrète de l'ennemi rasée (dernière mission), on a qu'une envie c'est de retourner au combat. Mais il n'y a pas de seconde campagne, qui aurait pourtant pu nous emmener en territoire ennemi ou dans un autre coin du globe.
On peut évidemment refaire les missions que l'on a débloquée, se coltiner le super avion invisble ou les tourelles de défense, affronter les meilleurs pilotes adverses dans des dogfights d'anthologie ou alors en profiter pour refaire les phases que l'on avait zappées (décollage, atterrissage ou ravitaillement en vol) mais cela reste du réchauffé. On ne rejoue malheureusement pas à AC:SoD avec le même plaisir que lors de la première partie.

Mais comme je ne veux pas finir sur un point négatif, je conseille donc à tous les amateurs de jeux de ce genre et possesseur d'une PSP à se ruer sur ce titre que l'on peut trouver pour une trentaine d'euros en occasion. La durée de vie est courte mais ce jeu est palpitant. L'immersion est parfaite, les contrôles sont précis, et le plus important, on s'amuse énormément. Sans compter que pour une fois, ce n'est pas un portage d'un jeu PS2.
Sérieusement, peu de jeux sur PSP peuvent prétendre à être aussi sympa que ce Ace Combat: Skies of Deception.

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