Starfox Command - As Geek As Got

Starfox Command

Pochette de Starfox CommandAprès avoir combattu aux quatre coins du système Lylat, je reviens vous faire un compte-rendu d'un des jeux les plus attendus de cette fin d'année : Starfox Command.
Mélant stratégie (très light) et action (un peu molle), le nouveau Starfox se démarque des jeux précédents par sa prise en main centrée sur le stylet et une liberté de combat plus importante. Mais est-ce suffisant pour réveiller l'intérêt du joueur lamda habitué à exterminer toute menace extraterrestre depuis de nombreuses années et sur de nombreux supports?

Si les premières images du jeu promettaient beaucoup, les quelques previews qui ont suivi montraient que les testeurs n'étaient pas spécialement emballés. Maintenant que la version finale est disponible en import (le jeu ne sortant que fin janvier 2007 en Europe), il est maintenant possible de se faire son propre avis sur le premier shoot-them-up en full 3D de la NDS.
Et un avis qui sera finalement positif même si le jeu n'est pas le hit que j'attendais. Mais commençons par le commencement...

Nous revoici donc dans le monde de Starfox qui est une fois de plus sous la menace d'affreux qui veulent asservir la population. Heureusement Fox McCloud est là pour reformer la Starfox team et exploser quelques centaines de vaisseaux ennemis afin de faire comprendre aux envahisseurs (des anciens adversaires des épisodes précédent en fait) qu'ils vont devoir s'asseoir sur leur rêves de conquète.

Le jeu se déroule en trois phases: on commence tout d'abord par supporter stoïquement l'histoire gnangnan qui précède chaque bataille pour ensuite arriver sur le plateau de jeu avec la phase stratégie avant de finir avec la partie combat, les deux dernières phases se répétant jusqu'à la mort du joueur ou celle de ses adversaires.
La partie histoire se limite à quelques dialogues inutiles et bien crétins qui devraient plaire à tous les fans de Dora l'exploratrice. Entre les peines de coeur de Fox le renard, la fierté de Falco l'aigle et la bleutette de Slippy la grenouille, on ne peut pas dire que le scénario soit palpitant.

La partie stratégie par contre permet de réhausser l'intérêt que le joueur porte au jeu. Il s'agit de diriger un ou plusieurs pilotes sur la carte pour aller à l'encontre des ennemis, ravager leurs bases ou encore protéger le vaisseau-mère des missiles envoyés par l'adversaire. Il faut donc gérer l'autonomie de nos vaisseaux tout en prévoyant les mouvements adverses.
Rassurez-vous, on maitrise rapidement la chose et au bout de deux ou trois missions, on ne se retrouve plus bloqué à cause d'un mauvais choix. Les comportements des adversaires sont excessivement basiques et il est facile de les contrer. On en profitera aussi pour récupérer les quelques bonus qui trainent sur la carte comme des missiles pour notre vaisseau-mère, de l'énergie pour réparer nos vaisseaux ou du temps supplémentaires pour les combats.

Car la partie action est chronométrée et vous devez atteindre vos objectifs avant que le temps ne soit écoulé! Dans cette phase, vous pilotez l'un des vaisseaux grâce au stylet pour tout ce qui est contrôle et le bouton L pour tirer. C'est tout? Oui, l'écran tactile permettant à la fois de diriger le vaisseau, faire des manoeuvres plus complexes telles que des loopings ou encore envoyer des bombes.
Même si cela semble déroutant au premier abord, on se fait rapidement à ce système de jeu et pour une fois le vaisseau réagit bien au doigt et à l'oeil! ;-) Attention néanmoins à ne pas jouer trop longtemps, il m'est arrivé d'avoir mal à la paume de ma main gauche (qui soutient la console tout en appuyant sur le bouton d'attaque) à cause de l'angle de la console.

Place à l'action donc. Notre but est d'éliminer un type spécifique de vaisseau adverse en un temps limité et en évitant de se faire descendre. On entre directement dans le feu de l'action dès notre entrée dans l'arène. Car en plus de nos cibles, les mondes sont généralement bien peuplés en affreux. A vous de voir si vous préférez vous concentrer sur vos cibles afin de ne pas gaspiller de temps ou alors éradiquer toute menace en prenant le risque d'épuiser votre crédit-temps. Néanmoins le risque est minime vu que certains adversaires lachent des bonus en explosant comme du temps ou des bombes supplémentaires. Là où il faut se méfier, c'est que le temps disponible est valable pour tous les combats et pas uniquement pour celui en cours.
Pour faire simple, il ne faut pas avoir les yeux plus gros que le ventre et savoir quand s'arrêter.

Mais là où le bat blesse, c'est dans le gameplay. Car les combats sont mous et la difficulté bien trop basse. Comme je le disais plus haut, la maniabilité du vaisseau est bonne. Malheureusement le jeu n'est pas assez nerveux et on a parfois l'impression de faire des combats de planeurs ou d'ULM tellement on se traine! Sans compter que l'IA des ennemis n'est clairement pas très développée et vraiment pas combative. En gros, les vaisseaux adverses ne font que se défendre (et toujours de la même façon) et se déplacer suivant des itinéraires très basiques. C'est plus de la chasse aux canards que de véritables dogfights.
Evidemment tout n'est pas catastrophique mais l'impression qui ressort est qu'on se balade tranquilement dans les arènes, sans stress et sans réelle confrontation. Et les boss ne font pas exception avec des comportements extrêmement scriptés.

Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit: on ne s'emmerde pas dans ce jeu. C'est juste qu'il n'y a pas de compétition. Alors même si certains adversaires nous causent quelques soucis, si certaines armes sont impressionnantes (comme les espèces de murs lasers ou l'arme des vaisseaux-mère) et si la gestion du temps met un peu la pression, on n'est jamais vraiment menacé par la console.
De même, les développeurs n'ont pas vraiment profité des possibilités offertes par les arènes ouvertes. Pas de zig-zags entre les batiments en environnement urbain, pas de rase motte dans les terrains vallonés, pas de manoeuvres de la dernière chance pour éviter d'avoir un ennemi dans ses six heures...
Il en résulte une certaine fadeur qui assombrit un peu le tableau et empêche le jeu d'être un vrai hit.

Côté technique, il n'y a rien à critiquer mais rien à encenser non plus. On se rend vite compte que les arènes sont plutôt vides et les modèles 3D relativement simples. Les bruitages sont corrects sans plus et les musiques se font oublier. C'est bien efficace mais pas de quoi déchainer les foules non plus.

Après toutes ces critiques, vous devez penser que le jeu est une merde. Ce serait une grosse erreur de penser cela. Si je mets bien le doigt là où ça fait mal, c'est pour vous faire voir ce qui fait que ce jeu ne sera pas un hit. Mais il reste malgré tout un bon jeu, facile d'accès et qui ne lasse pas le joueur.
Même si le mode histoire se termine assez vite, on peut le refaire en choisissant d'autres chemins et donc vivre plusieurs aventures complètement différentes. J'en suis à finir le jeu pour la troisième fois et mis à part la première mission obligatoire, je n'ai pas rejoué deux fois la même partie. Et même en gardant le même chemin, il arrive que l'histoire diverge. Il m'est par exemple arriver d'affronter l'équipe de super pilotes adverses et, après avoir repris ma sauvegarde, ne plus avoir à les combattre en refaisant la mission ce qui influencera la suite de l'histoire.

Et cela montre bien que c'est un bon jeu car on prend du plaisir à le recommencer. Et même si je n'ai pas pu le tester, je suis sûr que les parties multijoueurs doivent être autrement plus nerveuses. Donc si vous ne vous attendez pas au jeu du siècle mais juste à un bon divertissement, je crois que vous apprécierez vraiment StarFox Command.

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