Prince of Persia: Revelations - As Geek As Got

Prince of Persia: Revelations

Pochette POP:Revelations
Ce n'est pas tout d'ouvrir un nouveau blog, il faut aussi le nourrir.
Je commence donc aujourd'hui avec une petite chronique sur Prince of Persia version PSP. Aussi prenant que les autres versions, visuellement impressionnant, il n'en demeure pas moins que l'expérience est quelques peu gatée par une série de défauts qui auraient dû être corrigés bien avant la sortie du jeu en magasin.
Mais pour un savoir plus, il faudra cliquer sur le lien qui suit...

Est-il utile de rappeler les origines de la série des Prince of Persia? Les différents jeux de cette série hantent toutes les plateformes ou presque depuis plus de 16 ans. Il faut juste faire une distinction entre les trois "périodes" de la saga, histoire que tout le monde parle bien de la même chose.
Il y a tout d'abord le jeu original et sa suite, sortis sur toutes les machines 8 et 16 bits de la fin des années 80 au milieu des années 90. Deux succès bien mérités vu le gameplay novateur, la qualité des animations et une ambiance rarement vu sur de telles plateformes (imaginez un tel jeu sur mon Amstrad CPC de l'époque!). Ensuite est venu l'heure de la 3D et des premières cartes accélératrices et nous avons eu droit à Prince of Persia 3D. N'y ayant jamais joué, je ne peux pas en dire grand chose. Enfin, en 2003 a commencé une nouvelle série de Prince of Persia avec PoP: les Sables du Temps suivi en 2004 par PoP: l'Ame du Guerrier et en 2005 par PoP: les Deux Royaumes. Cette trilogie apporte un renouveau complet du gameplay avec un paquet d'innovations comme le retour dans le temps pour rejouer une action ratée, les nouvelles possibilités de combat ou encore les environnements immenses à parcourir de haut en bas (ou inversement) d'une manière à rendre jaloux Spiderman.

PoP: Revelations est en fait une réédition de PoP: l'Ame du Guerrier spécifique à la PSP. Pour simplifier, il s'agit en fait du portage de la version PS2 avec quelques passages supplémentaires. On y retrouve le prince qui tente de réparer les erreurs qu'il a faites dans les Sables du Temps en remontant à la source de ces sables magiques pour qu'ils n'existent pas. Malheureusement pour lui, une série d'obstacle se dresse entre lui et son but dont le Dahaka n'est pas le moindre.
Le Dahaka? C'est le nom de la bestiole invincible qui viendra pimenter un peu l'exploration des niveaux en obligeant le joueur à fuir le plus vite possible. C'est à la fois un moyen de casser la lassitude qui peut s'installer à la quarantième façade en ruines à dévaler et un ressort scénaristique important.
Au cours de son périple, le prince fera d'incessants allers-retours entre le présent et le passé, rencontrera une femme fatale et une alliée, verra de près des milliers de pièges et tuera un nombre incalculable de zombies. Et oui, on reste dans le traditionnel de chez traditionnel de ce côté-là.

Graphiquement aussi on cherche les innovations depuis les Sables du Temps. On y traverse encore des palais orientaux, souvent en ruines mais toujours de toute beauté quelque soit la plateforme. De même, les différents modèles 3D sont bien détaillés, toutes les animations du héros ou de ses adversaires sont très réalistes et l'animation ne faiblit jamais. La version PSP étant basée sur la version PS2, il faut vraiment chercher pour trouver une différence.
Le seul point négatif côté graphisme, c'est que l'image est très sombre. Cela ne posera pas de problème si vous jouez dans le noir le plus total mais la PSP étant une machine portable (si si, c'est même écrit dans son nom), il se peut que vous vouliez y jouer dans votre salon bien éclairé voire même en extérieur. Et là, je vous le dis tout de suite, vous n'allez pas voir grand-chose. Le jeu est tellement sombre que même jouer en lumière artificielle peut parfois être pénible.

Un autre défaut majeur vient du gameplay, plombé par une gestion de la caméra très très limite. On passe souvent à côté d'objets ou de passages uniquement parce qu'il est impossible de les voir. Ou même quand on y arrive, les passages sont rendus plus difficiles parce que la caméra est trop lointaine, mal orientée ou constament en train de changer de point de vue. Il en va de même lors de certains combats et c'est particulièrement désagréable. Je sais que tous les jeux de plateformes 3D ont ce problème mais il y en a qui s'en tire mieux que d'autres et PoP ne fait clairement pas partie de cette catégorie.
Autre défaut du gameplay, spécifique à la PSP cette fois, ce sont les chargements aléatoires intempestifs. Durant plusieurs secondes, le jeu se bloque et on entend l'UMD tourner pour charger je-ne-sais-quelle-donnée. Mais là où c'est le plus horripilant, c'est qu'on peut traverser un couloir sans subir le moindre chargement une première fois, mourrir et donc à nouveau passer par le même couloir sauf que cette fois-ci, le jeu se bloquera trois fois!!

Mais le summum du bug se trouve dans la partie sonore. Dire qu'elle est extrêmement buggée est un euphémisme, à tel point que je me demande comment le jeu a pu passer les tests de validation. On a le droit à la totale: coupure complète du son, décalage de plusieurs secondes, mots "avalés" par la console... la liste est longue. Le seul bug que je n'ai pas eu, c'est des bouts de dialogues dans une autre langue mais c'est bien le seul! Surtout que j'ai acheté le jeu en version platinium donc repackagée et normalement "corrigée" (voir la nouvelle version de GTA qui comble les failles de sécurité permettant de lancer des homebrews). Mais là, c'est toujours aussi catastrophique!

Evidemment ces défauts n'enlèvent pas l'intérêt du jeu. On passe toujours des heures à essayer de trouver un chemin entre les poutres, les murs et les tentures pour reprendre un plaisir phénoménal en refaisant le chemin à fond la caisse si on est mort juste avant l'arrivée. Les combats sont un peu brouillons mais très prenants, ne lassant jamais le joueur. L'environnement est travaillé à l'extrême, l'intrigue n'est pas trop baclée, on a de fréquentes montées d'adrénaline et il n'est pas rare de jouer une heure alors qu'on s'était accordé dix minutes de jeu. Il est seulement particulièrement dommage que de nombreux bugs viennent gâcher ce plaisir.
Néanmoins, pour les 20€ de la version platinium, on ne boude pas son plaisir et on enchaine cabrioles sur cabrioles pour échapper aux pièges et aux ennemis qui attendent le prince.

Et pour reprendre les bonnes vieilles habitudes, voici le lien vers le test de PoP:Revelations sur JeuxVideo.com.

Commentaires

Comme il est tout joli ton nouveau blog Got ! Tu t'es bien déchiré !
Franchement on dirait vraiment pas un site perso mais un vrai site pro, le design est vraiment magnifique (non non, j'ai pas de fric, dvd, jeux à t'emprunter : je te fais un compliment sans arrière pensée ^^).

Pour en venir à ton billet en lui-même, étant malheureusement possesseur d'une DS comme console portable, je crois que je ne pourrai jamais jouer à PoP dessus lol !
Mais si tu veux me faire un don, n'hésite pas Got ^^

Et bonne continuation au plus beau blog du Web :-)

De Oliv'

Merci pour les compliments l'Oliv. C'est tellement bizarre venant de toi qu'on m'a même demandé aujourd'hui si c'était pas le Jim qui avait en fait laissé un commentaire! ^_^
M'enfin, ce blog n'est pas encore d'un niveau professionnel, ne serait-ce qu'avec son incompatibilité IE et sa relative simplicité. Sinon, tu peux toujours crever pour ma PSP, j'y joue à nouveau beaucoup depuis que j'ai PoP (même si je suis coincé là et que ça me gave). C'est plutôt ma DS qui fait la gueule en ce moment... mais je ne te la file pas non plus!

De Got

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